Lexique de la construction durable

Éco-prêt

Prêt à taux préférentiel affecté à des opérations permettant de limiter l’impact d’une activité, d’un service ou d’un produit sur l’environnement. Le bénéficiaire doit donc pouvoir justifier d’un progrès au regard de l’existant dit « moins » respectueux de l’environnement.

Éco-prêt à taux zéro

Dispositif permettant, sous certaines conditions, d’emprunter de 20 000 à 30 000 euros pour financer des travaux d’amélioration énergétique d’un bâtiment existant. Il s’applique soit en réalisant un bouquet de travaux sélectionnés dans une liste prédéfinie, soit en réalisant des travaux permettant d’atteindre une performance énergétique globale. Il peut aussi concerner des travaux d’assainissement non collectif.

Éco-prêt à taux zéro

C’est un prêt destiné à financer les travaux de rénovation et d’amélioration de la performance énergétique dans toutes les résidences principales détenues par des personnes physiques et achevées avant le 1er janvier 1990.

Le montant du prêt varie selon la nature des travaux. Trois cas sont possibles : le bouquet de travaux (prêt de 20 000 ou 30 000 euros maximum), le respect d’une performance énergétique après travaux (prêt de 30 000 euros maximum) et les travaux d’assainissement non collectif (prêt de 10 000 euros maximum). La durée d’amortissement du prêt varie entre trois ans minimum et dix ans maximum.

Écoconception

L’écoconception vise à produire des biens de consommation ou matériaux conçus, dès l’amont de la chaîne de fabrication, en limitant leurs impacts environnementaux (énergie, eau, air…), dans les conditions techniques et économiques du moment. C’est une démarche préventive qui prend en compte le cycle de vie du produit, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à son élimination en fin de vie.

Écocontribution

Ce terme est apparu lors de la mise en place de la filière de traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Il s’agit de la part du prix d’un produit mis sur le marché qui financera le traitement des produits équivalents en fin de vie. Cette contribution est prélevée et redistribuée par des « éco-organismes » privés agréés par les pouvoirs publics et mis en place par les filières concernées.

Écogestion

Famille regroupant les cibles « gestion de l’énergie », « gestion de l’eau », «gestion des déchets d’activités » et « entretien et maintenance » de la démarche HQE®.

Écolabel

ecolabelLabel européen attribuable à tout produit (en dehors des denrées alimentaires, boissons, appareils médicaux et produits pharmaceutiques) ou service à la condition que l’analyse de son cycle de vie corresponde aux critères déterminés par le Comité de l’Union européenne pour l’écolabel. Ce comité regroupe des industriels, des associations de consommateurs et des groupes de protection de l’environnement. Par abus de langage, l’expression « écolabel » est utilisée pour d’autres produits, services ou
démarches sans pour autant disposer des mêmes garanties. Les produits et services labellisés sont identifi és par le logo ci-contre.

Écomatériau

Terme couramment utilisé, mais qui ne dispose pas de définition officielle ou normative. Matériau dont l’impact sur l’environnement est supposé limité au cours de son cycle de vie.

Écoquartier

Principes d’urbanisme et de construction prenant en compte tous les impacts environnementaux d’une zone urbaine ou périurbaine. Parmi les objectifs visés peuvent figurer la faible consommation d’énergie des logements, l’utilisation d’énergies renouvelables, l’optimisation des déplacements (modes doux comme le vélo, transports publics), la faible consommation des éclairages publics, la perméabilité des chaussées, la
récupération des eaux pluviales…

Effet de serre

Phénomène climatique naturel qui permet la vie sur Terre, en réchauff ant l’atmosphère. L’augmentation de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère, due aux activités humaines, accentue cet eff et de serre, ce qui se traduit par l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe.

Efficacité énergétique

C’est le rapport entre l’énergie directement utilisée (dite énergie utile) et l’énergie consommée (en général supérieure du fait des pertes).
L’efficacité énergétique s’applique en règle générale à un équipement énergétique, par exemple la chaudière.

Empreinte écologique

L’empreinte écologique compare la consommation en ressources renouvelables d’un individu avec la capacité de production biologique de la planète. Elle détermine, pour un individu, la surface nécessaire pour produire les principales ressources consommées par cet individu et pour absorber ses déchets.

Énergie finale

L’énergie finale ou disponible est l’énergie livrée au consommateur pour sa consommation directe (essence à la pompe, électricité au compteur, fioul domestique à la cuve…).

Énergie grise

L’énergie grise est l’énergie nécessaire pour assurer l’élaboration d’un produit, depuis l’extraction du ou des matériaux, leur traitement, leur transformation, jusqu’à la mise en oeuvre du produit ainsi que les transports successifs qu’aura nécessité cette mise en œuvre .

Énergie primaire

(renouvelable et non renouvelable)

L’énergie primaire est l’ensemble des produits énergétiques n’ayant subi aucune conversion, exploités directement ou importés. Pour l’énergie primaire non renouvelable, on peut citer le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel… et, par extension, l’électricité dite « primaire » provenant des centrales nucléaires. Pour l’énergie primaire renouvelable : la biomasse, le rayonnement solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie du vent, la géothermie et, par extension, l’électricité dite « primaire » qui provient de centrales hydrauliques, de systèmes photovoltaïques, d’éoliennes, de centrales géothermiques.

Relation entre énergie primaire et énergie finale.

  • - Pour l’électricité, Eélect primaire = 2,58 Eélect finale.
    Cela signifie que pour que le consommateur utilise 100 kWh d’électricité, il est nécessaire de consommer 258 kWh d’énergie primaire.
  • - Pour le bois énergie, le coeffi cient est de 0,6.
  • - Pour les autres sources d’énergie (gaz, fi oul…), Eprimaire = Efinale.

Énergie renouvelable

Techniques de production d’énergie dont la mise en œuvre n’entraîne pas l’épuisement de la ressource initiale. La source d’énergie est renouvelable en permanence à l’échelle humaine (vent, soleil, sol, biomasse, hydraulique). À noter que l’énergie contenue dans le sol superficiel est une forme de stockage de l’énergie solaire.

Étiquette climat

étiquette climatL’étiquette climat indique le niveau des émissions de GES (en kgCO2/m2.an) et classe les bâtiments de A, pour les moins émissifs, à G, pour les plus émissifs.
Le DPE reprend également l’étiquette climat pour qualifier les émissions de GES du bien immobilier.

Étiquette énergie

étiquette énergieL’étiquette énergie indique le niveau de classification énergétique des bâtiments de A (les plus économes) à G (les plus énergivores), voire I pour le tertiaire.

Le DPE, obligatoire pour toute vente et location, reprend également l’étiquette énergie pour qualifier la performance énergétique (ou la non-performance énergétique) du bien immobilier.

Étude thermique

(en rénovation)

Étude de la performance énergétique initiale d’un logement et des performances énergétiques après travaux d’amélioration énergétique. Ces derniers peuvent correspondre à différentes combinaisons de travaux ou à des travaux isolés. La méthode de calcul TH-CEex est imposée dans le cadre de l’éco-prêt à taux zéro ou de la réglementation thermique des bâtiments existants.

Excédent de chantier

Terme utilisé dans le domaine des travaux publics pour désigner les déblais de terrain (matériaux inertes ou terres) en distinction des déchets de production du secteur. À noter qu’à ce jour la réglementation ne prend pas en compte cette spécifi cité du secteur et assimile ces excédents à des déchets de chantier.

Facteur 4

Objectif de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l’horizon 2050. Selon le GIEC, si nous voulons maîtriser le réchauffement climatique tout en ayant une augmentation prévisionnelle de température de 1,8 à 4 °C d’ici l’an 2100, nous devons obtenir une concentration en gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère qui n’excède pas 450 ppm (particules par million). Ainsi, on considère que la France, avec 61 millions d’habitants, devrait produire 38 millions de tonnes de CO2. Or, comme elle a un niveau actuel de 140 millions de tonnes, elle doit donc réduire de ¾ ses émissions actuelles.

FDES

Fiche de déclaration environnementale et sanitaire

Elle définit et caractérise, sur la base d’une ACV, les impacts d’un produit ou matériau sur l’environnement et la santé.

FEEBat

Formation aux économies d’énergie pour les entreprises et artisans du bâtiment

feebatDispositif de formations dédiées aux économies d’énergie et dispensées pour les seuls artisans et entreprises du bâtiment. Ces formations sont prises en charge financièrement dans le cadre des certificats d’économie d’énergie (CEE) depuis le 1er janvier 2008.

Géothermie

Système qui permet d’utiliser l’énergie contenue dans le sol et le sous-sol comme source de chaleur pour servir de chauffage. On distingue la géothermie superficielle, semi-profonde et profonde. En moyenne, la température du sous-sol s’élève de 3 ° C par 100 mètres de profondeur.

GES

Gaz à effet de serre

La Terre, réchauffée par le soleil, renvoie vers le ciel une partie de l’énergie sous forme de rayons infrarouges, porteurs de chaleur. Les gaz à effet de serre vont empêcher une partie de ces rayons émis de rejoindre l’atmosphère. C’est ainsi que la Terre garde une partie de sa chaleur, et reste à une température moyenne de 15 °C. Exemple de GES issus de l’activité humaine : CO2, méthane, oxyde d’azote.