Efficacité énergétique

Par la rédaction - Lundi 12/12/2011
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Etiquette énergie : le DPE sert aussi à négocier le prix

L'affichage obligatoire du DPE sur les offres des biens immobiliers proposés à la vente ou à la location a désormais une réelle influence sur le prix des logements, selon Explorimmo

Image d'une maison avec une étiquette de performance énergétique
© Zipo - Fotolia.com

Aujourd’hui, la consommation énergétique moyenne du parc immobilier français se situe autour de 250 kWh/m²/an.

Globalement, la performance énergétique des logements reste homogène quelle que soit la région, mise à part la Corse, à 186 kWh/m²/an (étiquette D) et la Picardie, à 315 kWh/m²/an (étiquette E). Les autres régions ont des performances énergétiques moyennes comprises entre 218 kWh/m²/an et 288 kWh/m²/an.

La nature même du logement influe beaucoup plus. Les chambres de bonne, « sous leurs toitures en zinc ou en ardoise, avec un chauffage électrique et mal isolée », sont nettement plus énergivores qu’une ferme ou un moulin, consommant respectivement 361 kWh/m²/an et 263 kWh/m²/an. Les appartements, lofts et autres duplex consomment en moyenne 222 kWh/m²/an tandis que les maisons et villas 262 kWh/m²/an.

Malgré le caractère obligatoire de l’étiquette énergie, plus de 40% des annonces ne sont pas encore renseignées par les propriétaires vendeurs ou bailleurs.

« L’étiquette énergie a pourtant un vrai rôle sur l’attractivité du logement proposé, remarque Guillaume Teilhard de Chardin. Si la performance énergétique est bonne, la moitié des acquéreurs se disent prêts à payer un peu plus cher et si la performance énergétique est mauvaise, 80% des acquéreurs disent vouloir négocier le prix ».

Cependant, ce critère joue peu dans les zones où le marché immobilier est tendu, marqué par un fort déséquilibre entre l’offre et la demande.

Etude Explorimmo basée sur l’analyse de 200 000 annonces immobilières.